Robert Kubica arrive avec sa Renault sur un tracé qu'il apprécie, comme beaucoup de pilotes. De son côté, Vitaly Petrov va de nouveau découvrir un tracé ce week-end, et celui-ci est très technique.
La tâche sera rude au Japon...
Renault est toujours en lutte au championnat avec Mercedes, cette dernière étant à 35 points devant au classement.
Si l'écurie au losange veut prendre la quatrième place de l'équipe de Michael Schumacher et de Nico Rosberg, elle devra marquer en moyenne presque 9 points de plus que Mercedes lors des quatre dernières courses.
Un vrai défi, d'autant plus que Robert Kubica s'attend à un même niveau de performance qu'à Singapour et que Vitaly Petrov va de nouveau arriver sur un tracé qu'il ne connait que par le biais du simulateur.
Robert Kubica: "Suzuka est le circuit le plus difficile, le plus technique et il est très très rapide. Si vous comptez le nombre de virages réellement rapides qu’il comporte, c’est à dire négociés en quatrième vitesse et au-delà, je pense qu’il dépasse tous les autres circuits du championnat. Le premier secteur est incroyable : les Esses sont comme un grand huit qui alterne les forces latérales d’un côté puis de l’autre. Les virages sont très longs et il est difficile d’y garder la trajectoire idéale. Cela est d’autant plus vrai que le prix pour chaque petite erreur commise dans un virage se fait payer sur tous les suivants. De plus, il y a deux virages à faible vitesse, et la chicane qui représente une zone de freinage très importante. Il est possible d’y dépasser."
"La marge d’erreur est très étroite à Suzuka car il n’y a aucun dégagement en tarmac. Dès que vous sortez, c’est dans un bac à graviers. D’habitude, de l’extérieur, on ne se rend pas forcément compte qu’un pilote commet une erreur : il met une roue sur un vibreur, passe dans le dégagement, puis revient tout de suite sur la piste. A Suzuka, cela ne fonctionne pas de la même manière : si vous mettez une roue en dehors de la piste, vous n’y revenez pas. Je préfère ce genre de piste, cette manière de conduire, cette manière de courir."
"Je pense que le niveau de performance sera globalement le même qu'à Singapour, et nous aurons de plus des adversaires redoutables à notre niveau. Bien sûr, nous ferons de notre mieux, mais je ne pense pas que la fin de saison soit très facile pour nous. Nous n’avons pas de développements techniques fondamentaux en préparation, notre compétitivité dépendra donc des nouveautés adoptées par les autres équipes. Cela aura une grande importance sur notre position finale et sur la physionomie de notre fin de la saison."
Vitaly Petrov: "A Singapour, c’était un week-end difficile et frustrant car je n’ai pas pu obtenir les résultats auxquels nous aurions pu prétendre. Le début de la course s’est bien passé car je suis remonté en dixième positions, et l’équipe a bien fait de m’appeler pour changer de pneumatiques lorsque la voiture de sécurité est entrée en action. Après cela, j’étais en bonne position, avec Webber et Glock juste devant moi, mais il y a eu un incident avec Hülkenberg et cela m’a fait perdre trois positions. Ma course était détruite. Sans cela, je pense qu’il m’aurait été possible de finir 8ème."
"Je suis rentré en Europe juste après la course. Je me suis alors entraîné comme d’habitude puis je suis allé à l’usine pendant quelques jours afin de rencontrer mes ingénieurs, de discuter de Singapour et d’en tirer les leçons. Bien sûr, nous avons également préparé Suzuka et les ingénieurs m’ont transmis des données de l’année dernière pour que je les étudie."
"Je sais que c’est un rendez-vous très attendu et je suis heureux de m’y rendre pour la première fois. Il est difficile pour moi d’en dire davantage car je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Ce sera une expérience entièrement nouvelle mais je sais déjà qu’il s’agit d’un circuit très technique ! J’espère que la voiture y sera compétitive. Le début du tour a l’air extrêmement rapide, avec beaucoup de changements de direction. Si vous manquez un virage, vous traînez vraiment tout le handicap jusqu’à la fin du secteur. Je pense qu’il sera important de s’assurer que le f-duct fonctionne bien, car une partie importante du tour se passe à fond et les lignes droites sont assez longues."
"Les dernières courses n’ont pas été faciles pour moi et je pense que cela est dû principalement à mon manque d’expérience, ainsi qu’à de la malchance. Je travaille dur, je progresse, particulièrement en ce qui concerne mon feedback ainsi que ma compréhension de la voiture. Malheureusement, cela ne s’est pas traduit par de bons résultats. Maintenant, je dois montrer ce dont je suis capable à l’équipe afin de lui montrer que je mérite de rester l’année prochaine."