Vitaly Petrov se défend et rejette la faute sur Ferrari

lundi 15 novembre 2010 - 12h01 - Antoine Le Gall.
Vitaly Petrov affirme qu'il comprend l'énervement de Fernando Alonso, coincé derrière lui à Abu Dhabi, mais qu'il a fait son travail et que l'espagnol doit plutôt s'en prendre à son équipe et sa stratégie.


Petrov devant le bouillonnant Alonso, à Abu Dhabi ...


Un pilote de F1 est là pour aller le plus vite possible, pour marquer le maximum de points et finir devant un maximum de pilotes. Il est payé (ou il paye) pour cela.

Vitaly Petrov a fait sa course et s'en défend.

A Abu Dhabi, pendant que Sebastian Vettel filait vers la victoire, Fernando Alonso était coincé derrière Vitaly Petrov. L'espagnol devait finir au moins quatrième pour être titré, mais après un arrêt aux stands très tôt dans la course pour se calquer sur la stratégie de Webber, la F10 s'est retrouvée coincée dans le trafic et, surtout, derrière la Renault.

Très rapide en ligne droite, la R30 ne laissait pas l'occasion à Fernando Alonso de prendre le dessus.

A qui la faute? A Vitaly Petrov? Non. Laisser passer des concurrents pour qu'ils puissent remporter le titre n'est pas dans l'esprit de la F1 ni d'aucune course automobile. Sinon, ce n'est plus de la course. Fernando Alonso a d'ailleurs déjà été bien aidé par son coéquipier Massa en Allemagne. Inutile d'en rajouter. Il aurait aussi fallu laisser passer Mark Webber. Puis Sutil, Kubica, Kobayashi auraient dû eux aussi s'effacer à deux reprises chacun...

D'autant plus que juste derrière les Toro Rosso et les Renault, les Force India et les Sauber sont les plus rapides en ligne droite.

"J'ai fait ma course. J'ai roulé aussi vite que possible sur cette course, je ne peux pas laisser une voiture me dépasser car c'est une course," déclare Vitaly Petrov.

"Même Sebastian Vettel, en 2008, était derrière Lewis Hamilton [au Brésil] et puis il dépassa Lewis, qui avait presque perdu le championnat. Mais il a été chanceux car Timo Glock avait été très lent. Il ne se souciait pas non plus de savoir qui essayait de le dépasser."

"Donc, je n'ai rien fait. J'ai juste essayé de continuer à pousser. J'ai juste fait ma course. Je sais que la Ferrari est encore plus rapide que nous avec les appuis aérodynamiques, mais cette piste est très difficile pour doubler," ajoute Petrov.

Vitaly Petrov a-t-il parler à Fernando Alonso après la course? Non: "Je pense qu'il était en colère," dit le pilote russe, "A mon avis il n'y a aucune raison de lui parler en ce moment."

Cependant, le pilote Renault comprend l'état d'esprit actuel de Fernando Alonso.

"Si j'avais été dans sa situation, je serais également en colère, mais il devrait être en colère contre lui-même ou contre son équipe car ils avaient peut-être une mauvaise stratégie ou quelque chose comme ça," estime Petrov.

"S'il avait été assez proche pour attaquer d'une manière assez agressive, je n'aurais peut-être pas trop lutté car je ne voulais pas le percuter étant donné qu'il se battait pour le championnat. Mais il n'a été qu'une seule fois assez proche."

Vitaly Petrov défend également son équipe qui a été soupçonnée par certains de vouloir aidé Red Bull et Vettel, la RB6 étant motorisée par le V8 français, ajoutant: "Peut-être que j'aurais dû demander à la radio 'S'il vous plaît, demandez à Vettel combien il veut me payer pour que je l'aide, et posez la même question chez Ferrari. Ensuite, nous verrons en fonction de qui paye le plus.'"

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