Victime d'un mauvais équilibre de sa monoplace en Corée malgré sa cinquième place, Robert Kubica ne sait pas à quoi s'attendre au Brésil, tandis que son coéquipier Petrov découvrira le tracé d'Interlagos.
Interlagos sera encore un nouveau tracé pour Petrov...
Les choses pourraient être compliquées par la météo, sur un circuit où Renault ne peut vraiment prédire son niveau de compétitivité.
Robert Kubica: "J’avais du mal à garder la voiture sur la piste en Corée - J’ai gagné pas mal de terrain durant les derniers 10 ou 15 tours de la course car j’ai pu garder mes pneumatiques en bon état. J’ai réussi à terminer à la cinquième place, ce qui était une belle récompense pour les efforts que nous avions fournis. Il est certain que nous aurions préféré être plus compétitifs mais je pense que globalement nous devons être heureux d’avoir marqué autant de points après les difficultés rencontrées en début de course."
"Interlagos est un peu particulier et il est vraiment difficile de savoir quel sera notre niveau de performance. Sur la longue ligne droite de la fin du dernier virage, le f-duct nous apportera beaucoup de gains ; c’est aussi à cet endroit que la puissance du moteur jouera un rôle important. Je pense que ce sera un peu une loterie avec la météo qui est instable au Brésil à cette période de l’année. Il est fort probable que nous roulions sur piste mouillée, tout comme l’an passé. Lorsqu’il pleut, le grip de la piste est très faible et il faut s’estimer heureux si on trouve le bon équilibre pour la monoplace."
"Il est difficile de mettre au point la voiture sur ce circuit, qui conjugue une longue ligne droite et des sections en montée. Il faut choisir entre vitesse de pointe et appui aérodynamique, qui permet de gagner du temps dans les virages – il est difficile de trouver le bon compromis. Le circuit présente un peu de tout : grande et moyenne vitesse, et c’est en quelque sorte un tracé plus traditionnel. Il est possible de gagner du temps à pas mal d’endroits. Mais, comme je l’ai dit auparavant, il est assez difficile de trouver le bon compromis avec l’équilibre et la mise au point de la voiture."
"Les fans se trouvent tout à côté car les gradins sont très proches. L’atmosphère sur la grille est donc très particulière. 95% des fans acclament les pilotes brésiliens mais l’ambiance est tout de même unique. J’ai réalisé un bon résultat à Interlagos l’an passé, c’était une grande surprise. Il sera difficile de répéter cette performance cette année mais comme je l’ai dit, la météo jouera un grand rôle à Interlagos et tout peut arriver."
Vitaly Petrov: "Lorsqu’on connaît des courses difficiles comme cela a été le cas pour moi au Japon et en Corée, on attend avec impatience de se glisser à nouveau dans le baquet de la voiture pour oublier tous les mauvais souvenirs. J’ai donc hâte d’être à Interlagos. Il est difficile de savoir à quoi s’attendre, je n’ai encore jamais couru au Brésil. Ce sera donc un nouveau défi pour moi. C’est un circuit très réputé où se sont déroulées des courses mémorables, surtout ces dernières années lorsque le championnat y a été décidé. Je me souviens d’avoir vu ces courses à la télévision, donc découvrir Interlagos « pour de vrai » sera un grand moment."
"Le tour n’est pas très long – tout juste un peu plus de 4km-, qui présente une grande variété de virages. Il est très sinueux par endroits et essayer de trouver la limite dans certains virages sera intéressant. Il comporte également une ligne droite très longue et présente une bonne opportunité de dépassement dans le premier virage ; le f-duct jouera un rôle important à Interlagos."
"Après la Corée, je me suis immédiatement rendu à Enstone pour voir les ingénieurs et parler du Brésil. L’équipe a enregistré beaucoup de données l’année dernière, ce qui est important pour apprendre le tracé car il est possible d’analyser les vitesses, le freinage, la trajectoire et de commencer à comprendre le tour un peu plus. Je suis également retourné sur le simulateur pour m’aider à apprendre le circuit. Il suffit d’une heure pour assez bien connaitre le tracé et pour être assez confiant, puis commencer à attaquer."