Cela peut sembler un peu tôt dans la saison pour considérer que la F1 atteint un « carrefour ». Mais, en un certain sens, le terme est approprié pour ce rendez-vous particulier dans le calendrier.
Lotus Renault a fait le point durant la pause...
Le point de vue de Lotus Renault GP en arrivant en Turquie:
Nous venons juste de nous poser à Istanbul, cité autrefois connue sous les noms de Byzance et de Constantinople. Après quelques semaines off, la première série de rendez-vous européens se présente devant nous avec les Grands Prix de Turquie, d’Espagne et de Monaco au programme du mois. La tournée asiatique inaugurale passée, le break de Pâques - et du mariage princier - a été considéré par beaucoup comme un premier point de repère dans une longue saison. Pour les équipes (dont Lotus Renault GP), c’était le moment de faire le point, de regarder ce qui avait fonctionné ou pas, et de savoir quelles améliorations apporter au moment d’aborder une des pistes les plus exigeantes du calendrier, le circuit d’Istanbul Park, avec son sens de course à l’inverse des aiguilles d’une montre.
Le vol du matin que nous avons pris à Londres était bondé de personnel de la F1 - pilotes, Team Principals, ingénieurs, et même ce relation presse… Chacun de nous (le F1 circus) avait la sensation de se diriger vers une des courses les plus importantes de l’année. Cela pouvait aussi se voir comme un des voyages les plus appréciés du fait qu’il arrive après une petite coupure. Et avec nos réservoirs d’énergie rechargés à bloc, il en résultait un gros brouhaha au moment où nous atterrissions à l’aéropport Atatürk.
Le moment le plus symbolique du « carrefour » est intervenu au passage du pont sur le Bosphore, entre les rives européenne et asiatique. Bien que la course se déroule sur la partie asiatique, elle est généralement considérée comme la première étape européenne du calendrier de la Formule 1. Nous étions englués dans un trafic urbain épouvantable, tentant de nous frayer un chemin vers notre prochain port d’attache quand, au passage du pont (et au changement de continent), la circulation s’est dégagée. C’était un peu comme si nous arrivions officiellement à la prochaine étape de la saison. Trois courses passées, trois courses à venir dans le mois, avant un saut au-dessus de l’Atlantique, vers le Canada.
Pour un certain nombre de teams, ce week-end sera aussi un carrefour. Chez LRGP, nous essaierons de faire progresser notre cause en montrant que nous sommes capables de rééditer les podiums de l’Australie et de la Malaisie. McLaren voudra confirmer qu’elle peut continuer à se battre avec Red Bull, Mercedes espère que l’impression laissée par sa production en Chine sera durable. Pour tous, la Turquie représente une réelle opportunité de confirmer leur début de saison. Les prévisions météo annonçant un week-end pluvieux, chacun se demande ce qui en résultera.