Malgré les nouveaux pneus, le DRS et le KERS, le pilote Lotus Renault GP Nick Heidfeld ne s'attend pas à ce qu'il y ait plus de dépassements cette année que par le passé.
Heidfeld ne prévoit pas de changement au niveau du spectacle...
Participant à la conférence de presse officielle FIA des pilotes, Nick a donné son point de vue sur la course et ce qu’il pense être les éléments déterminants des prochains jours.
Vous avez franchi la ligne d’arrivée de neuf de vos dix Grands Prix de Monaco Quel est votre secret ?
NH : "Ne pas m’être crashé dans les rails ! Je ne savais même pas cela. Je crois que c’est un très fort pourcentage de réussite et c’est probablement pourquoi, même avec des voitures inférieures, vous pouvez marquer des points. Evidemment, cela compte beaucoup."
Cette année, vous dites que les pneus sont la clé de la course… "Ils ont été importants à chaque course. Pour la première fois cette année, nous utilisons les super tendres. Les les avons essayés lors des tests de pré saison, mais c’était il y a un moment. Ce sera cruicial et très intéressant d’observer leur comportement. Nous essaierons de tirer parti des séances libres 1 et 2 pour bien comprendre leur fonctionnement."
Monaco est spécial aussi parce que vous ne roulez pas le vendredi. Appréciez-vous cela et avez-vous des habitudes le vendredi ? "Je préférerais rouler le vendredi. En l’état des choses, vous avez des discussions avec les ingénieurs, des rencontres avec les médias, mais normalement, intérieurement, vous êtes juste pressé d’arriver au lendemain, de monter dans la voiture et de démarrer."
Les qualifications paraissent très excitantes mais plus aussi importantes. Seriez-vous partisan de changer le système et peut-être de revenir à une solution du passé, un seul tour, pour donner un peu plus d’intérêt ? "La raison pour laquelle les qualifications ne sont peut-être plus aussi capitales n’a rien à voir avec leur format, en trois séances. Cela dépend des pneus, c’est pourquoi certaines équipes ont choisi de garder des trains de pneus en réserve lors des dernières courses. Je pense que le système actuel de qualification est bien, mais nous devons savoir si nous voulons que perdure cette situation avec des teams qui ne veulent pas rouler avec les gommes les plus rapides."
Doubler en course est possible maintenant. Mais pensez-cous que cela puisse se produire sur une piste aussi étroite et tortueuse que Monaco ? Que va-t-il se passer ? "Nous avons assisté à beaucoup plus de dépassements sur tous les circuits, jusqu’à maintenant. Mais à Monaco, je sens qu’il n’y aura pas plus de dépassements que dans le passé, même si nous utilisons le DRS sur la ligne droite des stands. D’abord, cette zone est très courte, environ 350 mètres, à comparer aux 800 mètres que nous avons eus ailleurs. Et par ailleurs, quand vous activez le DRS, vous n’avez pas de place pour passer parce que la voiture devant vous prend une ligne droite, puis prend le virage suivant à droite, à l’intérieur. Vous ne pouvez pas aller à gauche, à l’extérieur, il n’y a pas la place. Alors je crois que le DRS est inutile ici. Mais nous nous en servirons quand même. Dépasser pourrait beaucoup plus dépendre des pneus. Mais nous avons encore à déterminer quelle différence il y a entre les tendres et les super tendres et quelle est leur longévité."