Alonso: "Pas eu le temps de réfléchir"

mercredi 17 novembre 2010 - 11h51 - Antoine Le Gall.
Selon Fernando Alonso, il est facile de voir après course qu'elle était la bonne stratégie. Pour sa part, le pilote Ferrari affirme qu'il n'a pas eu le temps de réfléchir après l'arrêt de Webber à Abu Dhabi.


La R30 trop rapide en ligne droite...


En décidant de se calquer sur la stratégie de Mark Webber, Ferrari et Alonso se retrouvaient bloqués derrière la Renault de Vitaly Petrov, ce qui, bien-sûr, n'était pas dans la tactique de course de la Scuderia.

"C'est un sentiment de tristesse, mais il n'y a rien que nous puissions faire maintenant," dit Alonso.

"La course ne s'est pas déroulée comme nous le voulions. Au départ, nous espérions que les McLaren dépasseraient les Red Bull, Button a très bien commencé mais pas Hamilton. Nous étions dans une bonne position à ce moment-là, puis il y a eu la voiture de sécurité. Tout d'abord, Petrov a pris la décision de s'arrêter, ce qui a été un peu inattendu, puis Webber s'est arrêté très tôt aussi."

"Nous nous sommes retrouvés dans le besoin de nous protéger de: soit Webber soit Petrov. Nous avons donc choisi Webber et nous avons quitté les stands devant lui. En fin de compte, ce n'était peut-être pas la bonne chose à faire, mais il est toujours facile de voir la stratégie après la course. Mais il n'y a rien que nous puissions faire, quelqu'un a fait un meilleur travail que nous et ils ont plus de points à la fin du championnat alors, félicitations à eux," ajoute Alonso.

Les Renault étaient à Abu Dhabi les monoplaces les plus rapides en ligne droite, derrière les Toro Rosso, mais avec des appuis supplémentaires comparé à ces dernières, bien utiles pour freiner le plus tard possible. C'est la raison principale de l'impossibilité pour Fernando Alonso de dépasser la R30 de Vitaly Petrov.

"Notre F-Duct marchait bien, mais la Renault était très rapide dans les lignes droites et nous savions dès les qualifications que leur aileron arrière était moins braqué que le notre. Les Renault étaient très rapides dans le deuxième secteur mais pas vraiment dans le dernier, mais suffisamment dans le cadre d'une course, pour protéger une position," estime le pilote Ferrari.

Et quand on demande à Fernando Alonso s'il n'aurait pas pu contredire son équipe et prendre la décision de continuer, l'espagnol répond: "Je n'ai pas eu le temps d'y réfléchir."

"J'ai vu que Webber s'était arrêté, tout comme Felipe, et Webber gagnait du temps, donc pour nous c'était un choix que nous avions à faire. Nous aurions pu voir à la fin de la course que si nous étions restés comme Button, ça aurait été peut-être suffisant. Mais on ne sait jamais si les pneus tendres vont se dégrader beaucoup plus que prévu."

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